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ça y est j'ai migré là :

http://calliopeeontheroad.wordpress.com/

 

19.1.12 00:02


être soi

25.12.2009 : " Je ne sais pas si je suis moi-même devant les gens. Qui suis-je devant eux? 

Si un jour je n'étais plus ce personnage qui me relie à eux. Je serais mon silence. "

 Je pense que je ne suis plus un personnage. Je pense je suis bien moi.

Mais là, mon moi, il a deux ans. Et il a des envies d'uriner intempestives. Je voudrais être moi, à mon âge.

Ca me rappel cette autre analyse foireuse : Je me disais, que peut-être parce que j'avais inconsciemment demandé à ma part masculine de se mettre un peu en veilleuse et de laisser ma part féminine s'exprimer,  je me serais retrouvée avec une part féminine pas du tout développée, ou alors carrément apeurée. D'où ces symptomes de panique et d'angoisse... Mais j'ai trouvé cette explication pseudo analytique un peu trop pseudo analytique.

On peut tout s'inventer.

Et de toute façon, ç'a rien changé.

En tout cas, je n'ai pas envie de ne plus laisser parler qu'une partie de ma personnalité. J'ai une grande envie d'être plus en équilibre entre mes deux côtés. ( vas y ça viendrait de là l'instabilité ? )

je sais que je cherche à développer une partie de moi, qui jusqu'ici n'a pu s'exprimer. Je veux, évoluer, je ne veux plus stagner, je veux atteindre, trouver la voie vers ma personne. Je ne veux pas rester l'immature fille de vingt piges, alors qu'elle en a dix de plus. Je veux trouver ma part de féminité. Je veux la créer. Et c'est dur, parce que je veux pas ressembler aux bimbos de la télé ou des magazines, je veux trouver ma façon d'être une.. jeune femme.

pression?

19.10.11 01:22


Tout ça

Je relis mes post précents. Comme je fais désormais tant de fois. C'est agréable. C'était agréable cette vie, sans cette angoisse, de pisser, sans cette sensation d'envie de pisser qui occupe toute ma vie. C'est dingue n'est ce pas ? 

est-ce que c'est imaginable ? Est-ce que vous pouvez vous rendre compte que ma vie tourne en ce moment autour de ça. D'oublier cette angoisse, de l'éviter. De contrôler cette peur stupide, infantile, qui me prendrait d'un coup, de pisser, d'avoir une envie si urgente si pressante que je ne puisse me retenir.

D'où ça vient? ça vient que ça m'est arrivée! Je l'ai raconté dans des posts précédents. Au travail les premières fois, enfin même durant un entretien de bienvenue... puis une fois avant une soirée, je suis sortie du métro, la vessie pleine à éclater, pas de toilettre disponible aux alentours, j'ai du pisser dans un bosquet dans le parc de la villette!. Puis un autre soir, j'étais en boite, j'ai bu trois whisky coke, et trente minutes plus tard, j allais aux toilettes sans discontinuer, toutes les 30 minutes, s'en ai suivie une semaine, bloquée chez moi, à ne pas pouvoir sortir faire mes courses tellement ces envie étaient rapprochées... Et personne. Personne à qui en parler.

Tout ça.


19.10.11 01:09


je travaille à...

 

J'ai relu le mois de janvier dernier. J'ai - j'avais? -, bon j'ai , fait des progrès socialement parlant. Plus d'envie de pleurer. Bon parfois je sens que facialement je reste tendue... donc je dois pas dégager une super cool attitude tout le temps, mais j'ai des bons jours, où je me retrouve, la moi que j'aime bien et qui se sent elle.

Je fais attention à sortir régulièrement. Je sélectionne mes sorties, et choisie des soirées où je pense que je vais bien m'y sentir, et où je trouve des gens et des ambiances que j'apprécie beaucoup. Puis lorsque ce genre d'occasions ne se présentent pas, j'essaie au possible de provoquer des petits sorties, simples. Avec P.P. la plupart du temps. Avec les connaissances récentes ça marche pas encore beaucoup... tant pis je hausse les épaules dans ce cas. J'envoie des signes dans ce sens en tout cas. Je me suis inscrite aussi à une association sportive, puis à une école pour apprendre d'un autre instrument.

Bref je travaille à tisser une vie sociale, dans laquelle je me sens bien, un environnement bienveillant. ( on se croirait chez les bisounours... - ok j'ai encore des tendances à être mauvaise avec moi-même  -) J'aimerais m'y construire, et épanouir toutes ces parties de moi que je n'ai pu exprimer jusqu'ici. C'est ambitieux. Peut-être trop ? peut etre est ce ça qui me met une rop gande pression? 

voyez, je cherche toujours ce qui pourrait être la source de toute cette nervosité.

C. est toujours là. Elle ne vient plus chez moi depuis mai. En Mai j'ai souhaité que notre relation passe à quelquechose d'amical, sans relation physique, et depuis elle dit avoir du mal, et qu'il lui faut du temps pour s'y faire. En tout cas nous nous appelons toujours souvent, presque une fois par semaine, et la plupart du temps on reste longtemps au téléphone. Elle a aussi des soucis de santé, mais elle commence a vouloir se soigner et prendre soin d'elle. Elle dit même qu'elle veut trouver une façon d'être bien avec sa copine... je ne sais pas jusqu'à quel point elle était vraiment mal avec elle... ni si cette soudaine envie de fidélité est vraie... mais en tout cas globalement... elle veut prendre soin d'elle même.

 

19.10.11 00:45


Un an

 

Depuis mon dernier post, j'ai lentement refait surface. Mes symptomes ont été moins présents. J'ai même pendant quelques jours cru que j'étais guérie. ... Ca c'était avant juillet.

 

Aout ça s'est passé pas trop mal. Mais... après ma dernière séance d'acupuncture, ça n'allait pas. Ca faisait déjà deux séances que ça ne fonctionnait pas. Et là je sentais que vraiment, non plus.

 

Je me suis dit qu'il fallait prendre de la distance par rapport à cette solution. Depuis septembre j'essaie de trouver à nouveau de l'aide auprès d'un psychotérapeute. Malheureusement ils sont soient inabordables financièrement parlants pour la plupart, soient instables... L'an dernier j'avais arrêté mes recherches suite à l'accumulation des " instables " : j'ai eu affaire à un robot, un agressif, une agente de l'ANPE latente, un Papa Noël aux ongles noirs et aux pulls crados ( et je ne fais qu'une descritpion partielle )

En septembre je suis allée à une antenne de sainte anne. Ca fait deux mois que j'enchaine des rdvs qui ne mènent à rien, je n'ai toujours pas vu de psychotérapeute... 

Ces deux dernières semaines, j'ai un pic d'angoisse. La plupart des situations, me mettent une angoisse énorme. Ca a commencé quand je me suis fait agresser par un mec dans un magasin, ça s'est amplifié avec une situation mal gérée lors d'un cours du soir. Ca a été très difficile de rester dans la classe, et j'ai eu du mal à le cacher... j'étais au bord de m'enfuir...

Angoisse, battement de coeur, serrage de poitrine, envie d'aller uriner, envie de me barrer, ou envie de frapper, taper... 

Mon corps est en mode de survie, détresse. Il croit que je suis en situation de danger donc il déclenche tous ces paramètres de fuite et de lutte. J'ai lu cette explication sur un forum, je la trouve assez cohérente, proche de ce que ça doit être.

 Car jai beau chercher des tas d'explications dans des tas d'analyses foireuses de toutes les frustrations que ma vie a traversé et continue de soutenir, rien ne m'aide, rien ne me soulage.

Alors ce soir j'ai encore essayé, je suis allée chez un pote, l'air de rien, juste prendre un verre, puis j'ai lutté avec ma conscience, en lui disant que " tout allait bien, c'était cool, je prends un verre, tout va bien ". Rien n'y fait, angoisse, impossible de rester en place sur la canapé, la position en plus appuie sur ma vessie, c'est pire, mais même mieux assise, non je dois être debout marcher.

J'ai essayé de parler cette fois, de pas cacher mon malaise. Ca aide pas non plus.

 J'ai tenu deux heures. Je voulais rester plus. Je voulais. Mais je n'ai pas pu. J'ai du partir car ma lutte prenait trop de place par rapport au plaisir que je prenais à être chez mon pote, puis en face, ça doit mettre les nerfs de voir quelqu'un dans mon état.

je suis partie. je suis partie. Je suis restée de marbre dans la wagon retour, debout - surtout pas assise. Je cherchais dans ma tête, qui, à qui je pouvais demander de l'aide. A qui? Mais il n'y avait personne. Les médecins n'ont pas de solutions vraiment, et sont plutôt désintéressés de ce genre de cas, l'acupunctrice ? il faudra encore attendre deux mois un rdv, la nouvelle psy ? il faut encore attendre trois semaines, mes parents ? ils ne savent pas parler, rassurer, et quand j'ai demandé de l'aide l'an dernier ils m'ont tourné le dos... alors dans ma tête, j'ai demandé s'il te plait Dieu, aide moi.

Demain j'essaie un nouveau médicament. Je l'avais repoussé en raison des effets secondaires possibles... mais là j'ai plus de solutions... et mon cours du soir est dans deux jours. 

Voilà. Je veux une vie normal. 

En 2006 j'avais enfin retrouvé une vie normal. En 2010, je l'ai reperdue. J'aurais eu 4 ans de répit.

19.10.11 00:10


2010

J'ai relu d'anciens posts. Je constate que le mal-être de cet automne s'est déclenché plus tôt que je ne l'imaginais... J'écrivais déjà en février 2010 la chose suivante :

" Je n'arrive plus à encaisser les inimitiés. Même si c'est humain, normal. Ca me fait un mal de chien. Ca me peine plus que normal.

Comme j'ai du mal à gérer le stress qu'il engendre.

Je fuis ce monde. Je n'ai plus la force de les ignorer, et d'ignorer qu'ils me touchent."

 La case boulot aura juste un peu fait diversion. J'étais absorbée à réussir, à garder ce taf. Mais finalement cette expérience s'étant mal déroulée et terminée, ça n'a fait qu'aggraver la situation.

 ( Pour les détails de cette expérience. C'était pourri. Je suis tombée sur une boss complexée, qui s'est encore sentie menacée par moi, et m'a donc attaqué quotidiennement, sur des critères non professionnels, puis viré au bout de trois mois, sans bonne raison... juste parce qu'elle le pouvait. J'y tenais à ce taf en qualité de défi personnel, et pour enfin avoir une expérience réussie, mais au final ça aurait de la torture à long terme si j'étais restée... )

 

10.1.11 00:44


La fuite

Je n'ai pas beaucoup écrit depuis juin. Il faut dire que j'ai fait une dépression sévère. C'est la première fois que j'ai failli, passer à l'acte.

Depuis ma séparation avec Y., il y a maintenant deux ans, cela a été une lente, très lente chute. Je n'ai jamais réussi à remonter. Une chute qui s'est accélérée peu de temps apparemment après mon dernier post. Car j'ai eu un souci de santé, mi juillet, qui n'a rien arrangé.

Des envies d'uriner très fréquente, et des envies qui même parfois étaient constantes. C'est une sensation très difficile à gérer. Qui a en plus causé des angoisses terribles.

J'avais remarqué des soucis déjà en février alors que je commençais mon boulot. Je remarquais que je je ne pouvais plus retenir normalement. Que j'atais obligée de m'éclipser en plein milieu d'une réunion ou d'un coup de téléphone...

En juillet, la crise n'a pas été le cas d'un ou de deux moments dans la mois, mais massive... Plus de vie sociale, plus de possibilité de sortir de chez soi, du tout. Une semaine je n'ai même pas pu faire des courses car je ne pouvais aller au monop sans avoir envie d'aller au toilette.

Par cette petite chose, ma vie a été bouleversée. Et surtout, encore une fois je n'ai pas rencontré de médecin capable de m'expliquer ou de me donner un traitement efficace rapidement. Si bien que j'ai en plus angoissé pendant 4 mois, avec l'idée que cela pouvait etre un cancer. 

J'ai disparu de la circulation depuis juillet. Personne ne m'a appelé. J'ai été blessée de constater l'absence de prise de nouvelles de mes connaissances.

Personne n'est au courant. A part mes parents, et C.  Et je n'ai voulu en parler à personne. Trop honte. Pas confiance dans la discrétion des gens. Et surtout je voulais me permettre de ne pas me sentir stigmatisée, épiée... ou permettre à la maladie de trouver chez les personnes une oreille. Je voulais pas qu'elle devienne un sujet. Ne pas lui donner la possibilité de s'étendre. Une manière de la combattre, de la circonscrire.

 

 

9.1.11 20:30


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